Hemrick Verwaerde, kinésithérapeute du sport et ostéopathe avec plus de 12 ans d’expérience, est passionné par l’aide apportée à ses patients pour comprendre et optimiser le fonctionnement de leur corps. Spécialisé en thérapie manuelle, course à pied, Crossfit et tendinopathies, Hemrick a été invité sur BFMTV et partage ses connaissances avec plus de 500k abonnés sur les réseaux sociaux. Auteur du best-seller « Et si on se (re)mettait au sport ? », il propose également des programmes comme “Genoux sans douleurs” et offre des conseils pratiques à travers ses articles, podcasts et vidéos pour aider des milliers de personnes à adopter un mode de vie sain et actif.

Suis-moi sur tous mes réseaux

Ces articles peuvent te plaire

Exercices pour la sciatique : lesquels faire, et surtout à quelle dose

Oct 12, 2026 | 0 commentaires

Sommaire +

Tu as tapé « exercice sciatique » et tu es tombé sur des listes de « 10 étirements pour libérer le nerf ». Tu en as testé trois. Le premier a soulagé cinq minutes, le deuxième a réveillé ta jambe pour la soirée, et le troisième, tu ne sais plus très bien.

Je vois ce scénario chaque semaine au cabinet. Et je vais te dire un truc qui surprend venant d’un kiné : il n’existe pas de meilleur exercice contre la sciatique. Le même mouvement peut calmer la jambe de ton voisin et enflammer la tienne. Tout dépend de l’irritabilité de ton nerf aujourd’hui, et de la direction qui le soulage.

Je l’ai appris à mes dépens. Ma sciatique m’a coûté 3 infiltrations et un an sans sport. J’étais déjà kiné, je connaissais les exercices par cœur… et seul, je n’y suis pas arrivé. Il me manquait des repères pour savoir si j’en faisais trop ou pas assez.

Dans cet article, je te donne les exercices que j’utilise vraiment, rangés en trois phases : calmer, remettre du mouvement, reconstruire. Chacun avec sa dose, son erreur la plus fréquente, et le repère qui te dit si tu peux monter d’un cran. Tu n’as pas besoin de tout faire : trouve ta phase, et commence par là.

Un préalable, et je n’en démords pas. Ces exercices sont faits pour une sciatique commune. Si tu as une perte de sensibilité entre les cuisses ou autour de l’anus, du mal à uriner ou à te retenir, ou un pied qui tape par terre quand tu marches, ce n’est pas un article qu’il te faut : ce sont les urgences, même si la douleur diminue. Les autres signes à surveiller sont dans mon guide complet sur la sciatique.

Avant le premier exercice : ta boussole

Avant de te donner un seul mouvement, il te faut un moyen de savoir s’il te fait du bien. Sinon, tu vas juger ta progression à l’humeur du jour, et c’est comme ça qu’on abandonne un programme qui marche.

Regarde où va la douleur, pas combien elle fait mal

C’est la règle la plus utile de cet article. Pendant et après un exercice, si la douleur remonte vers la fesse ou le bas du dos, c’est bon signe, même si ton dos tire un peu plus. On appelle ça la centralisation. Si elle descend plus bas dans la jambe, ou si les fourmillements gagnent le pied, tu vas dans la mauvaise direction.

Et avoir un peu mal pendant un exercice n’est pas un problème. Un nerf sensible proteste quand on recommence à le bouger, exactement comme une cheville après une entorse. Ton vrai juge, c’est la façon dont tu te réveilles le lendemain.

La règle des feux

C’est elle qui remplace le kiné à côté de toi. Elle vaut pour tous les exercices de cet article, sans exception.

La règle des feux pour doser les exercices de sciatique : vert, douleur à 3 ou 4 sur 10 qui ne descend pas dans la jambe, tu montes d'un cran ; orange, douleur revenue à la normale en moins de 24 h, tu gardes la même dose ; rouge, douleur qui descend ou lendemain pire, tu recules d'un cran.

L’erreur que je vois le plus, c’est de tout arrêter au premier feu orange. Orange, on maintient. On ne recule qu’au rouge.

Trouve ta phase

Choisis le profil qui ressemble à ta dernière semaine, pas à ton pire jour.

Tu as mal au repos, la douleur te réveille la nuit, dix minutes assis suffisent à la déclencher et elle met plus d’une heure à redescendre ? Tu commences par la phase 1. Tu n’as plus mal au repos, mais la jambe se réveille dans des situations précises (assis longtemps, penché en avant, en fin de journée) et se calme en moins d’une heure ? Phase 2. Il te reste une gêne à l’effort, des fourmillements par moments, ou une sciatique ancienne qui stagne sans flamber ? Phase 3.

Si tu hésites entre deux profils, prends le plus prudent : tu monteras vite si c’était trop facile. Et note bien que l’ancienneté ne décide de rien. On peut être en phase 1 après six mois de galère, et en phase 3 au bout de trois semaines.

Phase 1 : calmer le nerf

Ici, on ne cherche ni à te renforcer, ni à « débloquer » quoi que ce soit. Un seul objectif : faire baisser l’irritabilité de ton nerf. Tu sauras que ça marche quand tu dormiras mieux, que tu marcheras un peu plus longtemps, et que ta douleur mettra moins de temps à redescendre. Compte en général 1 à 3 semaines.

Attention, calmer ne veut pas dire se reposer. Dans une étude néerlandaise, les patients mis au lit n’allaient pas mieux que les autres. On va donc bouger, mais par petites touches, souvent, et dans la bonne direction.

Exercice 1 : les extensions (ou leur inverse)

C’est un classique de la méthode McKenzie, dans laquelle je suis formé. Allongez-vous à plat ventre 30 secondes, et observez votre jambe. Si ça va, redressez-vous sur les avant-bras, ventre et fesses complètement relâchés, encore 30 secondes. Si ça va toujours, posez les mains à plat et poussez sur les bras pour décoller le buste, le bassin reste collé au sol, puis redescendez. 10 fois, lentement, en soufflant en haut.

Relève-toi, marche une minute, et fais le point. Si ta douleur de jambe a reculé, tu as trouvé ta direction : tu refais cette série toutes les 2 à 3 heures, soit 5 ou 6 fois par jour. Oui, c’est beaucoup. C’est la répétition qui fait l’effet, pas l’intensité.

L’erreur que je vois toujours : serrer les fesses et le dos pour monter. Ce sont tes bras qui te soulèvent, ton bassin reste lourd et ton ventre pend. Si tu n’arrives pas à tendre les bras, reste sur les avant-bras quelques jours. Et si ton dos fait un peu plus mal pendant que ta jambe se libère, c’est exactement ce qu’on veut.

Et si l’extension fait descendre ta douleur ? Tu es probablement « profil flexion » : rester debout ou te pencher en arrière réveille ta jambe, et t’asseoir la soulage. C’est fréquent quand le canal ou le petit trou par lequel sort la racine est rétréci. Pour toi, c’est l’enroulement qui donne de la place au nerf. Sur le dos, ramenez les deux genoux vers la poitrine avec les mains, tenez 2 ou 3 secondes en soufflant, relâchez. 10 répétitions, 4 à 5 fois par jour. Teste les deux directions à quelques heures d’écart, sinon tu ne sauras pas laquelle a fait quoi.

Si aucune des deux ne change ta jambe, pas de panique : dans une revue de près de 5 000 patients, on ne trouvait une direction que chez 42 % de ceux dont la douleur était ancienne. Tu t’appuieras simplement sur les exercices suivants, et tu referas le test dans une semaine : une direction apparaît souvent quand le nerf se calme.

Exercice 2 : les pompes de cheville

Ton nerf est trop irritable pour qu’on le fasse coulisser avec la jambe. Mais on peut déjà le faire bouger par son extrémité, dans la position où il a le plus de mou.

Allongé sur le dos, les deux mollets posés sur une chaise, hanches et genoux pliés. Du côté douloureux, pointez le pied loin de vous, puis ramenez-le vers vous, lentement, sans chercher le maximum. 15 allers-retours, une pause, 15 autres, 3 fois par jour. On ne cherche aucun étirement. Si les fourmillements augmentent et restent augmentés après, réduis l’amplitude de moitié.

Exercice 3 : la marche fractionnée

C’est ton exercice numéro un, et c’est celui que tout le monde néglige parce qu’il n’a pas l’air d’un exercice. Plutôt qu’une grande balade qui te cloue au canapé pour la soirée, fais 4 à 6 marches de 5 minutes dans la journée, même dans ton couloir s’il pleut. Tous les deux jours, si tu es en feu vert, ajoute 1 ou 2 minutes à chaque sortie. Objectif de fin de phase : 15 à 20 minutes d’affilée.

Si tu es profil flexion et que c’est justement la marche qui réveille ta jambe, garde des sorties très courtes, assieds-toi dès que ça monte, et mise davantage sur le vélo d’appartement, selle assez haute et résistance légère.

Phase 2 : remettre du mouvement

Tu dors à peu près, tu marches un quart d’heure, et ta jambe ne fait plus mal au repos. Franchement, le plus dur est derrière toi. Sauf que c’est précisément là que la plupart des gens se plantent, de deux façons opposées : soit ils reprennent tout d’un coup (je l’ai fait après ma première infiltration, retour à la case départ), soit ils restent en mode prudent pendant des mois. Cette phase passe entre les deux, et dure en général 3 à 6 semaines.

Exercice 4 : le glissement du nerf assis

C’est l’exercice que tout le monde cherche, et que presque tout le monde fait mal, parce que la différence entre faire glisser un nerf et le tendre tient à un détail.

Imagine ton nerf comme un câble de frein, attaché côté tête et côté pied. Si tu tires sur les deux bouts en même temps, tu le tends : c’est ce que fait un étirement. Si tu tires sur un bout pendant que tu donnes du mou à l’autre, il coulisse dans sa gaine sans se tendre. C’est ça, un glissement.

Asseyez-vous au fond d’une chaise, le dos droit. C’est le détail qui change tout : dos rond, vous tendez le nerf. Tendez lentement le genou en levant la tête pour regarder le plafond, puis repliez le genou en baissant le menton vers la poitrine. La tête et la jambe bougent ensemble, comme une balançoire. 2 secondes à l’aller, 2 au retour, sans pause.

L’amplitude : tu tends la jambe jusqu’au premier tiraillement, et tu repars. Tu ne cherches pas l’étirement, tu ne tiens pas la position. Si à la dixième répétition tu vas un peu plus loin qu’à la première sans l’avoir cherché, ça fonctionne.

La dose : 2 séries de 10, matin et soir, pendant une semaine, puis 3 séries de 10. Quand c’est facile, ajoute le pied : tu le ramènes vers toi quand la jambe se tend, tu le relâches quand elle se plie. Si la position assise t’est encore pénible, fais la version couchée : sur le dos, cuisse à la verticale tenue à deux mains, tu tends le genou en pointant le pied, puis tu le plies en ramenant le pied.

Les erreurs que je vois le plus : aller trop vite, s’arrondir sans s’en rendre compte, tenir la jambe tendue « pour bien sentir », et en faire 100 par jour parce que ça soulage. Un nerf qu’on mobilise trop proteste le lendemain.

Le test avant-après. Avant ta série, penche-toi en avant debout, jambes tendues sans forcer, et note où arrivent tes doigts quand la douleur de jambe apparaît. Refais-le juste après. Mieux ou pareil, tu gardes ta dose. Pire, tu divises l’amplitude ou les répétitions par deux la fois suivante. Et si au bout de deux semaines les glissements ne changent strictement rien, laisse-les tomber sans regret : ce n’est qu’un outil parmi d’autres.

Est-ce que ça marche ? Une analyse de 2023 a regroupé 20 essais et 877 patients : les mobilisations du nerf réduisaient la douleur et la gêne au quotidien. Les études sont de qualité inégale, et je te le dis franchement : pour moi, c’est un bon outil pour baisser la sensibilité du nerf, pas le cœur du traitement. Le cœur, c’est la suite.

Exercice 5 : la chaise contre le mur

On commence à remettre de la charge, avec une astuce : des positions tenues. Elles font travailler tes cuisses et tes fesses très fort, alors que ton nerf, lui, ne bouge pas et ne s’étire pas.

Dos à plat contre un mur, descendez jusqu’à avoir les cuisses à l’horizontale, genoux au-dessus des chevilles, comme assis sur une chaise qui n’existe pas. Tenez 30 à 60 secondes, 3 à 4 fois, avec une minute de récupération. Trop dur ? Restez plus haut. 3 séances par semaine, en laissant un jour entre deux.

Exercice 6 : la fente tenue

Un pied devant, un pied derrière, descendez jusqu’à ce que le genou arrière frôle le sol, le buste droit, et restez là. 30 à 60 secondes par jambe, 3 fois de chaque côté, une main sur un meuble si besoin. Si ça tire dans la jambe arrière, raccourcis le pas.

Pour ces deux exercices, ça doit brûler. Si à 60 secondes tu pourrais encore discuter, descends plus bas ou serre un sac à dos chargé contre ta poitrine. Quand tu tiens 60 secondes sur toutes tes séries en feu vert, ajoute de la charge et repars à 30 secondes.

Attention à ne pas confondre les deux brûlures. Celle qu’on cherche reste dans la cuisse ou la fesse, et s’éteint dans la minute. Une brûlure qui descend le long de ta jambe, c’est ton nerf : là, tu appliques la règle des feux. Et si la chaise et la fente réveillent ta jambe deux séances de suite, fais brûler tes bras à la place quelques semaines (curl, développé avec un élastique) : l’effet antidouleur de l’effort passe par tout le corps.

Côté cardio, deux séances par semaine sur un vélo ou en marche rapide en côte : 6 fois 2 minutes soutenues (tu parles encore, mais par phrases courtes) et 2 minutes faciles.

Phase 3 : reconstruire

Tu arrives ici après les deux premières phases, ou directement, avec une sciatique ancienne qui ne flambe plus mais qui ne part pas. Dans les deux cas, voilà ce qui surprend mes patients : à ce stade, ce dont ton nerf a le plus besoin, c’est que tu t’entraînes dur.

Pourquoi l’effort intense soigne un nerf

Un effort soutenu, répété plusieurs fois par semaine, déclenche tes antidouleurs naturels, calme l’inflammation du système nerveux et crée de bonnes conditions pour qu’un nerf abîmé se répare. Chaque fois que tu soulèves une charge que tu croyais dangereuse et qu’il ne se passe rien, ton cerveau met aussi à jour ses prévisions.

Et surtout, il agrandit ton verre. Ta vie verse une certaine quantité d’effort dans ton dos : porter les courses, rester assis 8 heures, courir après un bus. Si ton dos peut encaisser 100 et que ta vie lui demande 100, tu es à la limite en permanence, et la moindre semaine chargée fait déborder. Le massage ne change pas la taille du verre. Cette phase, si.

Je te dois l’honnêteté : les essais menés sur la sciatique elle-même restent peu nombreux, et personne n’a encore comparé proprement un entraînement intense à un entraînement doux. Mais en 2021, un groupe de 21 experts a recommandé l’exercice dans dix situations de douleur de nerf, sciatique comprise. S’entraîner dur reste un pari raisonné, et c’est celui que je fais tous les jours au cabinet.

L’intensité visée : 7 à 8 sur 10, soit 2 ou 3 répétitions en réserve à la fin de chaque série. Tu auras des courbatures, c’est normal et ça n’a rien à voir avec ton nerf. Pour le reste, la règle des feux continue.

Concrètement, ça veut dire des charges lourdes : des exercices pour les jambes et les fessiers, et surtout réapprendre à te pencher avec une charge, genoux légèrement pliés. C’est ce geste qui fait le plus peur, et c’est pour ça que c’est le plus important. Les exercices, les deux séances types et la progression semaine par semaine sont dans mon ebook « Sortir de la sciatique », avec une vidéo pour chacun.

Un repère à garder pendant toute cette phase : une fois par semaine, monte 20 fois sur la pointe d’un seul pied, de chaque côté, et compare. Une petite différence est fréquente et récupère en général très bien. Si elle s’aggrave de semaine en semaine, tu vois ton médecin, même si tu as moins mal.

📘 Le plan complet pour sortir de ta sciatique

Couverture de l'ebook Sortir de la sciatique, le plan étape par étape d'Hemrick, kiné, avec exercices, progression et vidéos Page 18 de l'ebook Sortir de la sciatique : ton parcours en un coup d'œil, du test pour savoir si c'est ton nerf jusqu'aux trois phases du programme et à la règle des feux

La couverture, et la page 18 : ton parcours en un coup d’œil.

Un bilan pour savoir dans quelle phase tu démarres, le programme en 3 phases avec les doses, une vidéo pour chaque exercice, et un plan pour tout le reste : dormir, travailler, reprendre le sport, ne pas rechuter. C’est ce qui m’a manqué pendant mon année de sciatique.

Tout ça, c’est mon ebook « Sortir de la sciatique », disponible dès maintenant.

Découvrir l’ebook

Les exercices que je ne te donne pas

Tu as remarqué qu’il n’y a aucun étirement dans cet article. Ce n’est pas un oubli.

Le pigeon pour le piriforme, l’étirement des ischios jambe tendue, le chien tête en bas : tous tirent sur ton nerf par les deux bouts en même temps. Sur un nerf déjà irrité, ça soulage cinq minutes, puis la jambe flambe le lendemain. Alors on s’étire encore plus, et la boucle recommence. Un nerf n’aime pas être étiré, il aime coulisser. Des mesures faites sur des nerfs de lapin montrent que sa circulation commence à baisser vers 8 % d’allongement, et qu’elle s’arrête vers 15 % : un ordre de grandeur, pas un seuil à calculer chez toi, mais ça donne une idée.

Fais le test pendant une semaine : zéro étirement de la fesse ou de l’arrière de la jambe. Si tes douleurs augmentent nettement sans eux, ta douleur ne vient probablement pas de ton nerf, et c’est une information précieuse.

Tu tenais à ce rituel parce qu’il te faisait du bien ? Je comprends, et tu peux le remplacer. Les glissements de la phase 2 à la place de l’étirement des ischios, et un vrai renforcement des fessiers à la place du pigeon. Les grandes flexions jambes tendues reviendront, en dernier, quand ta jambe sera calmée. Je détaille tout ça, yoga compris, dans étirer le nerf sciatique : bonne ou mauvaise idée ?

Pour la même raison, je ne te donne pas les exercices de « mise en tension » du nerf qu’on trouve sur internet. Sur un nerf encore sensible, ils peuvent l’irriter davantage, et leur intérêt se limite à de très rares situations qui se décident avec un professionnel, les mains sur toi.

Quand passer à la phase suivante

Ne cherche pas le zéro douleur avant de monter : tu attendrais longtemps, avec un corps qui se déconditionne. Change de phase quand tes critères sont remplis depuis 3 ou 4 jours, pas quand ton enthousiasme te pousse.

Critères pour passer d'une phase à l'autre dans une sciatique : de la phase 1 à la phase 2, plus de douleur au repos, un réveil par nuit maximum, 15 à 20 minutes de marche ; de la phase 2 à la phase 3, glissements tolérés, 30 minutes de marche, 45 minutes assis, chaise et fente en feu vert ; sorti d'affaire, journée sans douleur de jambe, 20 à 25 montées sur la pointe d'un pied, porter sans arrière-pensée.

Et si après 3 semaines bien faites rien ne bouge, ce n’est pas un échec, c’est une information. Fais-toi examiner : un kiné qui te voit en vrai trouvera ce qu’un article ne peut pas voir.

J’arrête de chercher le bon exercice, je cherche la bonne dose

Si tu ne retiens qu’une chose, c’est celle-là. Les exercices de cet article sont simples, presque décevants. Ce qui fait la différence, c’est de les faire dans la bonne phase, de regarder où va ta douleur, et de monter d’un cran quand le feu est vert. Calmer, remettre du mouvement, puis reconstruire, et de plus en plus fort.

Et pour comprendre ce qui se passe dans ta jambe avant de te lancer, j’ai écrit un guide gratuit : ce qu’est vraiment une sciatique, pourquoi elle traîne, les signes à ne jamais ignorer, et trois choses à faire dès ce soir. 👉 Télécharge l’ebook gratuit sur la sciatique

FAQ : exercices et sciatique

Combien de temps avant que les exercices fassent effet ?

Compte 1 à 3 semaines pour la phase 1, 3 à 6 pour la phase 2, et 8 à 12 pour la phase 3. Les choses reviennent en général dans cet ordre : le sommeil, puis la douleur de jambe, puis la force, et tout à la fin les fourmillements et les zones endormies. Bonne nouvelle quand la sciatique est récente : dans une étude sur 183 patients, 87 % allaient mieux au bout de 12 semaines.

Faut-il faire du gainage ?

Pas besoin de planche pour commencer. Quand on a mal, on a plutôt tendance à se verrouiller en permanence, ventre serré, respiration bloquée, et ce gainage de tous les instants entretient la douleur. Ton tronc travaillera très bien avec le renforcement lourd de la phase 3.

Je peux faire les exercices dans mon lit ?

Les pompes de cheville, oui sans problème. Les extensions, pourquoi pas si ton matelas est ferme. S’il est mou, mets-toi par terre sur un tapis : un matelas qui s’enfonce change complètement le mouvement.

Un exercice me fait mal, j’arrête tout ?

Non. Regarde où va la douleur et comment tu es le lendemain, puis applique la règle des feux. Une douleur qui reste dans le dos ou remonte vers la fesse, tu continues. Une douleur qui descend plus bas dans la jambe, tu réduis l’amplitude ou les répétitions, ou tu reviens à l’exercice précédent.

Je suis enceinte, je peux les faire ?

Les phases 1 et 2 s’adaptent bien : remplace les positions à plat ventre par le quatre pattes, le dos qui se creuse et s’arrondit doucement. Parles-en à ta sage-femme ou à une kiné spécialisée avant de commencer, et garde le renforcement lourd pour après. Pendant la grossesse, beaucoup de douleurs de fesse viennent d’ailleurs du bassin, pas du nerf.

Kiné ou ostéo pour m’accompagner ?

Je suis les deux, donc je n’ai pas de camp à défendre. J’ai tout expliqué dans Sciatique : kiné ou ostéo ?, y compris le critère qui compte plus que le diplôme.

Hemrick Verwaerde, kinésithérapeute du sport et ostéopathe avec plus de 12 ans d’expérience, est passionné par l’aide apportée à ses patients pour comprendre et optimiser le fonctionnement de leur corps. Spécialisé en thérapie manuelle, course à pied, Crossfit et tendinopathies, Hemrick a été invité sur BFMTV et partage ses connaissances avec plus de 500k abonnés sur les réseaux sociaux. Auteur du best-seller « Et si on se (re)mettait au sport ? », il propose également des programmes comme “Genoux sans douleurs” et offre des conseils pratiques à travers ses articles, podcasts et vidéos pour aider des milliers de personnes à adopter un mode de vie sain et actif.

Suis-moi sur tous mes réseaux

Rejoins +6000 lecteurs

Et profites d’avantages exclusifs

À propos de nos contenus

Chez hemtonkine.com, notre mission est d’aider chacun à mieux comprendre son corps pour mieux en prendre soin, à travers des contenus pédagogiques, rigoureux et accessibles.

Chaque article est rédigé par Hemrick Verwaerde, kinésithérapeute du sport et ostéopathe, formé à la thérapie manuelle, tissulaire, ostéopathie, et spécialisé en course à pied, CrossFit, tendinopathies et mobilité.

Nos contenus sont ensuite soumis à un processus de double validation :

• Relecture littéraire par Marie, correctrice professionnelle, pour garantir la clarté, la fluidité et la qualité rédactionnelle.

• Validation technique par des kinésithérapeutes experts du sport, reconnus pour leur expérience terrain et leur participation à des événements de haut niveau.

Nous avons à cœur de vous proposer des informations fiables, actualisées, conformes aux pratiques et aux recommandations en vigueur dans le monde de la kinésithérapie du sport.

Cet article reflète l’état des connaissances à la date de sa publication. Il ne remplace en aucun cas un avis médical personnalisé. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Contributeurs à la validation :

• Pierre Poulain – Kinésithérapeute du sport & formateur chez Kinesport France

🔗 Profil LinkedIn

• Thibault Vignais – Kiné du sport, ostéopathe, fondateur de KOSS SPORT

🔗 Profil LinkedIn

• Hemrick Verwaerde – Kiné du sport, ostéopathe, auteur, conférencier, créateur de contenu santé

🔗 Profil LinkedIn